5 Bis, Rue de Suzon
21000 DIJON
Tél. : 03.80.78.06.06
Fax : 03.80.78.06.07
Email : maitrechamploix@free.fr
Les noms de domaines enregistrés, par une personne physique, avant l'adoption du Décret précité du 6 Février 2007 pouvaient-ils être remis en cause par ces dispositions, nonobstant leur enregistrement antérieur ?
Par arrêt du 12 Janvier 2008, la Cour d'appel de PARIS répond par l'affirmative et permet ainsi à une société, titulaire d'une marque, de revendiquer en référé le transfert à son profit du nom de domaine (identique à sa marque), enregistré avant le 6 Février 2007.
La Cour en vient ainsi, de façon surprenante, à statuer au vue du Décret, "considérant que pour apprécier la demande (...) la cour doit se placer au jour où elle statue".
Ce qui revient à une application rétroactive dudit texte.
La solution est d'importance, puisque la restriction au droit d'enregistrement des noms de domaines résultant de l'article R.20-44-45 précité, est plus importante que celle résultant des dispositions des articles L.713-2 et L.713-3 du Code de la propriété intellectuelle... qui conditionne la restriction à des produits ou services identiques ou similaires.